Réhabilitation de la collégiale St Pierre De La Cour dans le centre du Mans (72) — Aperçu
Ce projet de transformation vise à améliorer l’infrastructure, l’accessibilité et les espaces d’exposition de la galerie tout en préservant son riche patrimoine culturel.

Le projet, en trait fin, s’intègre dans le bâtiment existant, en aplat noir.

Le projet a été réalisé avec le soutien de Léo Cany, architecte du patrimoine pour la ville du Mans (72).

Le centre du Mans possède deux niveaux majeurs : la ville haute qui est l’ancienne cité médiévale et aujourd’hui le cœur historique et touristique, ainsi qu’une ville basse qui est l’actuel centre-ville commercial.
La collégiale, comme la cité médiévale, possède une riche historique et architecturale très importante. Depuis le rempart construit à la fin de l’empire romain, ou celui construit par-dessus au XVe siècle, jusqu’aux dernières modifications au début du XXIe siècle, la collégiale a été construite pendant plus de 17 siècles. Cette accumulation de styles architecturaux la rend unique, mais c’est aussi un défi d’y penser un projet.
L’état-civil est déplacé dans les bâtiments adjacents où une nouvelle construction vient s’insérer, tandis que le cœur de la collégiale accueil une salle de conférence qui utilise presque toute hauteur, utilisable aussi en salle de conseil municipal puisqu’elle n’existe pas, et des salles de travail pour les étudiants de l’université du Maine. Tous ces changements se font en harmonie avec les lieux existants, au point d’en reprendre les codes, adaptés à une écriture moderne.
L’ensemble du projet, de la structure aux bardeaux de bois, est construit en bois de châtaigner très présent dans la région du Perche.


Les espaces extérieurs se renforcent dans leurs caractéristiques. Ainsi, les jardins au pied du rempart deviennent encore plus végétalisés et forment une façade verte le long de l’avenue, tout en mettant en valeur les hauteurs de la collégiale, le rempart romain et le nouvel état-civil au-dessus.
Le projet s’inspire donc beaucoup de l’existant, mais va encore plus loin en épousant les formes déjà présentes, tout en proposant une écriture architecturale qui lui est propre.
La salle de conférence qui donne maintenant sur la charpente, est un prolongement de celle-ci, comme une seule structure en bois. Le nouvel état-civil quant à lui, possède un ascenseur avec une cage en béton car il est obligatoire pour l’accueil du public. Cet élément est la seule fondation ajoutée dans le sol et est à distance du rempart et de la collégiale pour ne pas risquer d’impacter leurs fondations. La structure en bois s’appuie donc sur cette colonne et sur les bâtiments existants grâce à des appuis ponctuels.
